1 août 2026, 23:59

XTREME FEST 2026

@ Le Garric (Cap Découverte - Jour 3)

Blogger : Tom Binet
par Tom Binet

Dernier jour de festival et déjà le cap des ultimes découvertes pour clôturer ces trois jours intenses. Heureusement, elles seront une nouvelle fois largement à la hauteur. À commencer par les Toulousains de THE LAST SHAPE, venus balancer leur hardcore en pleine face des courageux massés sous un soleil de plomb. L'occasion de rendre une nouvelle fois hommage à Lou Koller, mais également de s'extasier devant l'imagination des festivaliers en cette journée déguisée. Moment également choisi par un couple pour célébrer son mariage entre deux concerts. Révélations toujours, place ensuite à NUKORE, qui lance les hostilités d'un « Let's get ready to rumble ! » de circonstances. Mais les Basques, qui ont une bonne nouvelle à annoncer puisque leur ancien chanteur s'apprête à devenir papa, ne font pas que dans la violence et offrent davantage de nuances dans leur son pas si évident à classer. Plus facile à définir mais non moins bienvenu, on enchaîne ensuite avec SPLINT, groupe de hardcore également venu de Toulouse et invité de dernière minute au sein de la programmation. Pour notre plus grand plaisir, tant leur énergie déborde de partout. Seule petite ombre au tableau : que la troupe n'ait pas (encore ?) les 40 minutes qui lui étaient offertes dans les pattes.




Avec PARALLYX, le principal mot d'ordre est : « Lose control ». Omniprésente sur scène, Lina Benabdesslem nous délivre sa musique puissante et inspirante. La frontwoman insiste également à plusieurs reprises sur son plaisir de jouer pour la première fois aussi loin dans le sud de la France, sans oublier de promettre de revenir dans le coin. Un set en guise d'occasion de faire découvrir trois titres du dernier album, dont l'énergique ''Gimme A Fkn Break''. Un bien beau moment. Retour ensuite à plus d'efficacité et de volonté de foncer droit au but avec PRIMAL AGE. Un concert vécu à l'ombre loin des hostilités, afin d'éviter la surchauffe. Mais pas assez pour s'épargner la puissance du combo. L'attente précédant la montée sur scène de RESOLVE est marquée par une petite surprise, avec un discours de remerciements de la part de l'organisation du festival. Les choses sérieuses peuvent ensuite débuter, atteignant leur paroxysme avec un premier circle pit lancé sur ''Death Awaits''. Pour ne plus redescendre. Les Lyonnais continuent d’asseoir leur statut d'étoile montante du metalcore tricolore. Avec un public de plus en plus acquis à la voix d'Anthony Diliberto et aux compositions du quartette.




Quelle ironie de programmer IRON DEFICIENCY dans une cage en fer. Quoi qu'il en soit, les Lyonnais (encore !) ne manquent pas de souffle et nous régalent avec une ultime possibilité de se défouler autour de la Cage. Avec un petit bonbon en guise de conclusion : ''Eternal Right'', nouvelle chanson vouée à figurer sur le futur album prévu pour cette année. Même motivation pour CAGE FIGHT, débarqué pour prendre également sa part du gâteau. En pleine forme, Rachel Aspe s'offre même un bon bain de foule avec un morceau entier interprété depuis le mosh. Porté par le souffle d'« Exuvia », son dernier opus sorti au mois de mai, le groupe délivre un set d'une énergie impressionnante. De quoi parfaitement donner le ton de cette dernière soirée de festivités.



Dans un tout autre style, la venue de THE GHOST INSIDE à Cap Découverte démontre la capacité du Xtreme Fest à séduire des groupes qui pèsent y compris dans la scène metalcore. Malgré la polémique du retour de leur bassiste Jim Riley, accusé de prises de positions racistes (il avait été viré du groupe en 2020 puis réintégré quelques mois plus tard), les Américains continuent leur ascension. Force est de constater que les titres ''Avalanche'', ''Aftermath'' et plusieurs autres sont aujourd'hui devenus des hits connus et reconnus au-delà des frontières de l'Amérique et du genre. Beaucoup plus clair sur ses prises de positions sociétales en faveur des opprimés (mais ennemi des personnes dyslexiques, dixit Emile Styx lui-même en raison du nom du groupe), BEYOND THE STYX prend le relais au pied levé. Dans cette logique, ils dédient ainsi ''WALLS'' à la fois à Lou Koller et à Donald Trump avec le discours suivant : « Cette chanson a huit ans et j'aimerais pouvoir l'oublier ». Toujours aussi inspirés par la noirceur humaine, comme ils l'ont à nouveau montré avec l'album « DIVID », les Tourangeaux ont encore une bonne dose de haine à déverser (et à extérioriser).


C'est ensuite l'heure d'une ultime transhumance collective vers la Family stage, où l'intégralité des festivaliers se massent pour le clou du spectacle : ULTRA VOMIT. Fort heureusement, ce dernier n'est pas annulé pour une triste histoire de décibels. Tout ce beau monde va pouvoir lâcher ses dernières forces dans la bataille, parfois jusqu'à l'overdose. ''Evier Metal'', ''Doigts de Metal'', ''Ricard Peinard'' ou encore la traumatisante ''Miction:Impossible (Sonde De B!ite)'' : nos joyeux lurons préférés déroulent le programme avec un seul objectif en tête : le bonheur des clients. ''Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II'' nous permet d'assister à un grand moment de théâtre bien loufoque, juste avant de s'émerveiller devant le magnifique costume d'Andreas Martin, roi des canards (vivants, cela va sans dire). Après un dernier acte en trois temps (''La puissance du pouvoir'', ''Kammthar'' et ''A.N.U.S.''), on promet de mettre une bonne note lors du questionnaire de satisfaction (client). Mais pas avant un dernier tour par le Chupito, pour clôturer comme il se doit ces trois jours sous le signe de la fête et des découvertes musicales.
 

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