Il est rare de nos jours d’entendre des groupes de rock formés de vingtenaires se réclamer de CACTUS, CREAM ou FREE. Ce sont pourtant ces influences-là qui ont mené à la création de THE FLYNTS, combo belge qui commence à faire sérieusement parler de lui, dans son pays mais aussi chez nous.
Et la sortie de cet album, un live qui plus est, va sans nul doute contribuer au bouche à oreille. Quoi, déjà un disque en public, alors que la formation d’outre-Quiévrain n’avait pour l’instant garni sa besace que d’un seul EP, « First Spark », sorti en 2024 ? Et pourquoi pas ? THE FLYNTS ne sont pas les premiers à se lancer ainsi, au culot, souvenez-vous, par exemple, du MC5 ou de VARDIS.
Nos jeunes Belges ont apparemment saisi la balle au bond : leur concert, le 31 mars dernier, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ayant été capté, les musiciens ont dû se dire, pourquoi retourner en studio pour réenregistrer ces chansons, alors qu’elles rendent si bien en live ?
C’est vrai que le tube « Black Leather », qu’on trouvait déjà sur « First Spark », brille ici de mille feux, tout comme le furieux « Lava », la mélancolique ballade « Silk Road », ou le « Stand Out » d’ouverture qui annonce que ce qui va suivre va bien remuer.
THE FLYNTS saisit également l’occasion de rendre quelques hommages, avec de très bonne reprises, « Evil » de Willie Dixon (que jouait CACTUS à l’époque), ou l’immense « Mississippi Queen », de MOUNTAIN.
Sur ce disque - et nous pouvons en témoigner puisque nous étions l’an dernier au Golden Age Rock Festival de Liège, et cette année au Raismes Fest, où le groupe a joué -, le groupe s’avère non seulement très carré, mais aussi boosté par la voix puissante de Raphaël Rufo, le chanteur idéal pour ce style de musique.
Alors oui, depuis la captation de ce live, le groupe a subi un chamboulement majeur, remplaçant la moitié de son effectif. Mais les nouveaux venus, le guitariste Guillaume Lamont, et le bassiste Maatthijs Machtelinckx, se sont parfaitement intégrés à l’équipe, et la transmission du flambeau s’est parfaitement déroulée. Et preuve du niveau atteint par le collectif, le batteur de TRIGGERFINGER, Mario Goossens, s’intéresse de près à son cas, et devrait se retrouver aux commandes du prochain album studio.
D’ici-là, on se passe et repasse ce «Tame The Flame Genuine Live In Brussels».