Figurer dans la longue liste des seconds couteaux n’est pas forcément une mauvaise chose. Regardez les Suédois ASTRAL DOORS qui roulent placidement leur bosse depuis 2002 : 9 albums au compteur en incluant le petit dernier, ce n’est pas rien, fruits d’un amour du heavy metal bien fait qui n’a jamais été pris en défaut. Qu’on le veuille ou non, la musique de la formation de Borlänge mériterait presque l’obtention d’un label de qualité tant ses chansons sont parfaitement équilibrées, plaisantes à écouter et toujours de bon goût.
Après, tout le monde ne peut pas pondre des hits singles à la pelle comme le célèbre trio magique Stock Aitken et Waterman dans les années 80 qui assurèrent le succès mondial à Kylie Minogue, Rick Astley, la paire Sabrina et Samantha Fox (pardon les paires…), BANANARAMA et, surprise, JUDAS PRIEST en 1988 avec le titre "You Are Everything" dont la version demo tourne sur YouTube (un conseil : n’y allez pas !). Et bien peu encore savent pondre des chefs d’œuvre à chaque album. Ceux qui ont pu le faire ont en général eu une durée de vie très courte du reste, n’ayant pas eu le temps matériel de baisser en qualité. ASTRAL DOORS ne fait pas partie de ces heureux élus (lui a au moins le mérite de s’inscrire dans la durée) : aussi trouve-t-on dans sa discographie comme dans chaque album du bon et du moins bon.
Parmi les plus de ce « Worship Or Die », des titres comme le fédérateur "Night Of The Hunter" à la structure classique mais toujours efficace, "This Must Be Paradise" au refrain imparable, le nerveux "Ride The Clouds" et surtout "Triumph & Superiority" au solo de guitare lumineux.
Côté « Mouais... bof », un ensemble de titres mid-tempo lents comme une armada de grand-mères circulant dans les rayons du supermarché. Impossible à dépasser sinon faire le tour en changeant pour le rayon d’à côté (en gros cliquer sur votre lecteur mp3 pour passer au titre suivant).
Maintenant que vous savez tout ça, il ne vous reste plus qu’à passer en caisse… en espérant que les mémés ne se trouvent pas encore devant vous.