On peut être un groupe expérimenté après dix ans d’existence en auto-production tout en abordant un album avec la pureté d’une première fois. C’est cette ambivalence que NEVERTEL retranscrit dans l’album « Start Again » qui marque sa signature chez Epitaph Records. Les Américains se sont entourés d’une équipe aguerrie prête à les guider sur le chemin de la créativité.
Il suffit de regarder l’artwork de l’album, où des flammes dont la forme évoque un phoenix, sont grignotées par un voile blanc, pour se dire que celui-ci représente un espace vierge d’inspiration. L’écoute des treize titres renforce cette idée de dualité, entre des influences qui ont marqué la jeunesse des membres du groupe (LINKIN PARK sur "Did It All" ou BRING ME THE HORIZON sur "Criminal") et des sonorités résolument plus récentes comme "Good Intention" dont la voix et l’ambiance rappellent BAD OMENS.
Si le duo de voix entre Jeremy Michael (chant clair) et Raul Lopez (rap) apporte une belle originalité comme sur "Miles Apart" et son refrain accrocheur, le groupe continue de proposer des subtilités instrumentales, comme sur "Icon" dont la rythmique typée drum'n'bass laisse place à un univers planant. Le solo de l’album est offert sur "Playground" dont l’ambiance rock alternatif old-school en fait une piste atypique par rapport aux autres, pour notre plus grand plaisir.
La chanson de clôture, "Ever After", offre une belle émotion amplifiée par un scream touchant. Ajoutons l’efficace collaboration avec SLEEP THEORY sur "Break The Silence" et il reste à gager que le nouveau départ de NEVERTEL laisse présager une belle suite, toutes ailes déployées.