28 janvier 2026, 23:59

BURNING WITCHES + HAMMER KING

@ Paris (Backstage By The Mill)


Les femmes ont beau prendre de plus en plus de place au sein de l’environnement metal, les combos uniquement féminins restent peu nombreux. Le travail accompli par les Suissesses BURNING WITCHES (désormais plus cosmopolites, avec l’arrivée d’une néerlandaise et d’une américaine) n’en est donc que plus remarquable. Depuis 2015, les musiciennes ont publié 6 albums studio et un EP live, sans compter deux autres EPs. Elles se sont aussi déjà produites au Wacken, au Motocultor et au Hellfest, entre autres. Bref, un rythme d’enfer, prolongé cette année par cette tournée s’arrêtant mercredi dernier au Backstage By The Mill, à Paris.

Avec une première partie clairement très attendue, HAMMER KING. Des allemands adepte du "true heavy metal" qui ne doivent jurer que par MANOWAR et HAMMERFALL. Mais heureusement avec un peu plus d’humour que les deux groupes précités.
Le chanteur, Titan Fox V (Patrick Fuchs à l’état-civil), maîtrise de plus fort bien le français, ce qui lui permet de se mettre le public dans la poche en un rien de temps. « C’est totalement magnifique ! », s’exclame-t-il au milieu du concert, parsemé d’apparitions du porteur d’un marteau géant et d’une jeune femme qui vient apporter à boire au vocaliste ou lui enlève, avec difficulté, sa pelisse au milieu du show. « C’est pourquoi je suis ici et pas au Moulin Rouge », rigole-t-il.


Côté musique, il n’y a pas tromperie dans la marchandise, clairement identifiée dès les titres : "Make Metal Royal Again" ( !), "Hammerschlag" ou encore "Kingdom Of The Hammer King". A noter une bonne reprise du "Danger Zone" de Kenny Loggins. Un spectacle pas très fin, mais indéniablement efficace.

Tout comme celui des BURNING WITCHES qui, elles, privilégient totalement la puissance, moins les affèteries. Ces dames jouent du heavy metal à l’ancienne, elles ne sont pas là pour rigoler, mais pour tout brûler. Les riffs de guitare de Romana Kalkuhl et Courtney Cox (non, pas l’actrice) tranchent dans le vif, la section rythmique de Jeanine Grob (basse) et Lala Frischknecht (batterie) fait trembler les fondations du Backstage, et Laura Guldemond hurle comme si elle voulait être entendue jusqu’à Berne.


Un tabassage en règle qui ne laisse que de rares répits aux auditeurs, ceci dit heureux de s’en prendre plein les oreilles. "Soul Eater", "Shame", la plus mélodique "Dance With The Devil", "Maiden Of Steel", ne font pas de quartier. Un peu au détriment de l’interaction avec le public, quasi inexistant durant la première partie du show, mais on ne peut pas tout avoir.
Après "Inquisition", la power-ballad "Release Me" apporte un petit moment de calme relatif, avant que les Sorcières ne reprennent de plus belle leur sabbat, littéralement démoniaque lors de "Hexenhammer" (que de coups de marteau ce soir !) et de "Wings Of Steel". 

Un seul rappel au programme, "Burning Witches", à la fin duquel les musiciennes font monter sur scène une très jeune fan pour la photo souvenir. « Vive la France ! », conclut Laura Guldemond à un auditoire exsangue devant la démonstration de ces cinq sorcières bien-aimées.

Blogger : Michel Valentin
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