Vous avez aimé « Valley Of Death » de LIONHEART ? Bonne nouvelle alors, car il y a quelques semaines est sorti « Valley Of Death II ». En cette période grisâtre allons surfer sur des riffs furieux dans les skateparks.
Sentiment d’urgence, c’est le mot d’ordre, dès la rafale sonore "Bulletproof". Ça martèle avec force, des skuds nous tombent sur les épaules. Le chant est rugueux, appuyé par des chœurs rageux, les riffs hurlent tels des sirènes, donnant à Oakland une saveur de cité des anges. Sur "Chewing Through The Leash", avec KUBLAI KAHN TX et Matt Honeycutt, c’est à grands coups de claques rythmiques que le titre est mâchonné, et cela jusqu’à la rupture libératrice. Et toujours cette martialité metal hardcore, qui résonne autour de nous, qui fait écho à du RISE OF THE NORTHSTAR. Vient "Ice Cold", on poursuit le décapage des conduits auditifs avec un dup de chant à la vigueur qui ne faiblit pas, sur une jouissive rapidité d’exercice du style.
LIONHEART nous donne rendez-vous dans sa "Valley Of Death II". Une véritable cage de MMA, où s’affrontent batterie et basse déchainées face aux riffs martiaux et huileux, pendant que Rob Watson au chant se pose en arbitre dans une ambiance guerrière qui ne laisse place à "No Peace", qui s’aime sa violence à même le sol bitumeux dans "Salt The Earth". Toutefois dans cette furia on peut savourer des déclinaisons audacieuses, à l’image de ce "Roll Call" qui virevolte façon NYHC, avec force basse, riffs et refrains fédérateurs.
"Release The Dogs" a été écrit pour les plus intenses circle-pits, tabassage de riffs sur une rythmique ultra speed. "In Love With The Pain" nous laissera-t-il respirer ? A peine, car cela demeure très heavy et vénère, comme une danse guerrière amérindienne. "Death Grip" avec les potes de A DAY TO REMEMBER vient conclure. Ultimes martèlements, chant hurlé et chirurgical, riffs assassins et dernières sirènes dans des soli façon SLAYER. La claque sonore aura durée 23 intenses minutes.
Du hardcore dense et furieux, comme écrit en introduction LIONHEART l’a construit dans un esprit d’état d’urgence. Une marque de fabrique pour ce groupe incontournable.