12 octobre 2026, 18:40

7 WEEKS

Interview Julien Bernard


​A l'occasion de la sortie de son dixième disque qui propose un retour aux sources, nous nous sommes entretenus avec Julien Bernard qui, au delà de la conception de « Going Back Home », nous a aussi parlé de l'indépendance de 7 WEEKS, sa carrière et ses projets alternatifs.
 

Comment allez-vous à la veille de commencer la tournée promotionnelle de « Going Back Home »​ ?
Julien Bernard : Nous allons bien merci, la sortie et les concerts d’été se sont bien passés et nous avons hâte d’attaquer la tournée, car nous allons pouvoir jouer les morceaux du nouvel EP en live, qui sont taillés pour ça.

Revenons d’abord sur votre prestation au Hellfest en 2024. Si ce n’est pas votre première grosse date, la considérez-vous comme une sorte de consécration ?
Pour un groupe comme nous qui construit sa carrière pas à pas, c’est plutôt une sorte d’étape. Etant nos propres producteurs et managers, nous savons qu’il y a des paliers à franchir à chaque album : une tournée dans de bonnes salles, des festivals comme le Hellfest, une production de niveau international… tout cela doit être mis dans le bon ordre, c’est un gros travail. 7 WEEKS n’a certes jamais explosé, mais nous nous efforçons de toujours le faire avancer.

Vous étiez programmés en ouverture de la Mainstage 1 à 11h le vendredi matin. Bien que l’horaire et la taille de la scène n'étaient pas à votre avantage, au terme de la demi-heure qui vous était allouée - le public n’est clairement pas resté indifférent - comment gérez-vous ces contraintes ?
C’est aussi difficile d’envoyer physiquement du lourd dès 11h ! Nous avons, en fait, trouvé que le public était assez chaud. Le plus dur a été, pour le coup, de tenir une scène aussi grande. Il faut avoir l’habitude, car tout doit être exagéré. C’est donc un moment intense.

Quels moments marquants retenez-vous de cette tournée promotionnelle de « Fade Into Blurred Lines » ?
En premier lieu, le concert à la Maroquinerie est un point important. Il marque le déclic, là où nous nous sommes affranchis du poids de l’avant « Fade Into Blurred Lines ». C’est là je crois qu’on est vraiment devenu un trio. Viennent ensuite, les festivals de l’été qui ont suivi, comme le Hellfest mais aussi des festivals plus "familiaux" qui nous ont beaucoup marqué car le retour des publics était super quel que soit le type de programmation et enfin les dates avec nos amis THE INSPECTOR CLUZO que l’on connaît très bien et avec qui on partage ce goût de l’indépendance et des sentiers "parallèles".

Fin 2025, vous avez réarrangé certains de vos morceaux avec un quintet classique - piano, violoncelle, alto, trombone et cor - peux-tu d’abord nous présenter 1001 notes, nous dire ensuite qu’est ce qui vous a mené à collaborer ensemble pour en arriver à choisir ces morceaux ? 
1001 Notes est un Festival à Limoges qui mélange musique classique et collaborations avec d’autres univers musicaux. Ils ont aussi leur propre orchestre dont sont issus les musiciens du quintet. De notre côté, nous souhaitions faire ce genre de collaboration depuis longtemps. Dans notre cas, ils ont été très emballés. Tout s’est mis en place en 2024 pour être finalement essayé live en 2025. Cette collaboration nécessitait inévitablement une adaptation de notre répertoire. Nous ne sommes donc pas intervenus dans cette phase. Nous leur avons laissé le choix des morceaux et des arrangements. Estelle Gourinchas (Alto solo à l'Opéra de Limoges) a ainsi proposé les arrangements de "Travellers" et "Shimmering Blue". De son côté, Adrien Terrade (Piano) a proposé "Windmills" et "Gorgo". Leurs propositions nous ont vraiment emballés et nous avons trouvé deux jours pour répéter et faire un rendu live qui a été capté en vidéos, lesquelles sont disponibles.


Cette expérience vous a-t-elle appris quelque chose sur la manière de travailler les arrangements et inspiré « Going Back Home » ? 
Cette expérience clôturait le cycle entamé depuis « Sisyphus » où l’on avait beaucoup développé notre écriture avec des arrangements fournis, c’était en quelque sorte la cerise sur le gâteau. Nous avons adoré, mais cela tirait un trait sur une période de presque six ans. La boucle était bouclée, on voulait ensuite revenir à quelque chose de plus direct, plus brut, d’où « Going Back Home ». Plutôt qu'inspiré, elle nous a surtout montré comment notre musique pouvait être perçue par des personnes avec un bagage très différent du nôtre. Nous avons assez peu adapté notre jeu, car le but était de jouer en mode "rock" et pas acoustique et ce fut une expérience très intéressante, pour eux comme pour nous. Il est question de le refaire pour un concert complet, mais je ne sais pas quand.

Qu’est-ce que le fait de frotter vos amplis à lampes à des instruments acoustiques et classiques a révélé sur la structure même de vos morceaux ? 
Tout d’abord, que la redondance et l’approche cyclique des structures héritées du blues sont assez difficiles à retranscrire ou respecter, mais cela a donné des versions d’arrangements très originales comme sur la fin de "Travellers". Toutefois, le plus gros point a été l’acoustique commune : il a fallu énormément baisser le son sinon, ils ne pouvaient pas entendre leurs instruments ! Mais ça a aussi montré l’importance des timbres de chaque instrument. Par exemple, j'ai toujours considéré que la basse dans le rock est plus proche d’un violoncelle que d’une contrebasse et dans cette collaboration c’est l’instrument qui a été le plus difficile à faire ressortir car il est dans les mêmes fréquences que ma basse. 

Comment est venue l’envie de traverser la Manche pour enregistrer avec Adrian Bushby ?
On voulait sortir de France, se frotter à une ambiance différente, une culture rock sans le filtre franco-français. Nous avions une liste de noms et peu à peu le choix d’Adrian s’est dessiné. Nous connaissions bon nombre de ses productions. Nous l'avons donc contacté et à notre grande surprise il avait adoré notre dernier album et il a tout de suite été très emballé. Tout s’est donc mis en branle rapidement.

J’imagine que lorsque l’on décide de traverser la Manche pour enregistrer en Angleterre, on n’arrive pas les mains dans les poches. Qu’avez-vous appris à son contact ?
Bien entendu, nous avions une grosse pression sur les épaules. Nous nous sommes donc beaucoup préparés et nous avions envisagé toutes les possibilités et cherché à imaginer toutes les demandes possibles. C’est pour cela que nous avons opté pour le format EP en nous concentrant sur les cinq ou six morceaux que nous trouvions aboutis et solides. Finalement, tout s’est passé de manière très simple, très détendue et motivante. C’en était presque déconcertant. Cela nous a appris à relativiser et à se dire qu’en définitive, ce n’est que de la musique et que l’important est de prendre du plaisir. Quand tu as la chance de pouvoir travailler avec quelqu’un comme ça, tout est simple. Il n’y a pas de considérations sur la technique, sur les grands principes de la prise de son... On est là pour faire du rock, dans un environnement propice, bienveillant et très humain. La plupart de nos enregistrements se sont toujours bien passés, mais il y avait toujours beaucoup de stress du fait que nous nous occupions de beaucoup de choses en même temps, que nous participions à la production, au mixage et au mastering. Là, nous avions décidé de tout déléguer, ça aurait été absurde de confier cela à quelqu’un de ce calibre pour intervenir dans le processus. Un autre point aussi a été qu’il est venu nous voir avant l’enregistrement, à Limoges. Nous avons passé deux jours ensemble pour jouer les morceaux et travailler dessus mais aussi pour apprendre à se connaître. Il voulait comprendre qui nous sommes et comment nous fonctionnons. Je pense qu’il avait besoin de ça pour retranscrire le groupe au plus juste. Il s’est montré très intéressé et respectueux de notre indépendance. Je pense qu’il a un peu halluciné quand il a su que nous faisions tout nous-mêmes.


​Par conséquent, bien que les Otterhead Studios soient situés à Rugby et le fait que les titres soient plus directs et frontaux, votre collaboration n’a en rien ressemblé à un brainstorming musclé...
Même si l’analogie fait sens, tout s’est au contraire fait dans le calme et la sérénité dans un endroit charmant au milieu de la campagne anglaise. D’ailleurs, sans que nous nous soyons concertés au préalable, Adrian imaginait ce disque comme la version très bien produite du groupe jouant ses morceaux dans leur plus simple appareil, sans overdubs ou empilement de guitares et de voix.

« Going Back Home » évoque le retour à la maison. Au sens propre, la pochette évoque la route et les kilomètres parcourus en tournée ou simplement le retour chez soi après les sessions d’enregistrements de l’EP outre-Manche. Au sens figuré, comme l’évoque la biographie, c’est le retour aux sources du power-trio. Comment vos fans et ceux qui vont vous découvrir doivent-ils ressentir cet EP ?
Comme du 7 WEEKS pur jus. Comme nous avons beaucoup expérimenté sur les divers albums et que nous avons tenu compte du jeu des musiciens qui ont participé à une époque donnée, nous avons une discographie variée et explorative. Par exemple, sur « Fade Into Blurred Lines », le son de guitare de Gérald tel qu’il l’avait amené à l’époque, très "Fender", est marquant sur le son du disque, nous devions en passer par là. Pour « Going Back Home », le but était de revenir à ce qui était à la base du groupe sans pour autant rejouer comme aux débuts, simplement se recentrer sur le côté heavy rock et le format "chanson" sur chaque titre. Pour Jeremy et moi; qui sommes à la base du groupe, nous savons par où nous sommes passés. Après une odyssée de presque 20 ans, il était temps de "rentrer au bercail", c’est cette image qui accompagne le disque. Nous ne rejetons rien de tout ce que nous avons fait, nous en sommes au contraire fiers, et ce qu’on a appris sur nous et notre musique toutes ces années est dans ce disque.

F2M Planet est votre propre label. A travers cette indépendance artistique dans un monde où le streaming ne permet plus aux musiciens de se rémunérer avec leur musique, comment faites-vous pour financer un tel projet ?
Notre label en auto-gestion, nous permet de tout faire à l’exception de la distribution. C’est un énorme travail, mais qui nous permet de décider de mettre en branle ce genre de projet quand nous le décidons et de l’intégrer au processus d’avancement du groupe. Un label avec lequel nous ne pourrions décider nous aurait peut-être pas dit oui et/ou nous aurait conseillé de réduire les coûts en faisant ça en France comme pour les autres disques. Notre économie n’est absolument pas basée sur le streaming car nous streamons peu et nous ne cherchons pas à le développer. C’est la vente de merchandising et de concerts qui génèrent l’économie et ce revenu est un moteur car il n’y a pas d’intermédiaires qui prennent leur commission, les labels, tourneurs etc... Nous sommes donc assez libres et notre marge de manœuvre est très réactive. C’est de l’artisanat, acheter un disque à 7 WEEKS ou un groupe réellement indépendant - pas une simple posture de communication, car ça existe - c’est comme acheter ses légumes ou son fromage à un producteur local au lieu d’aller dans une grande surface. Cela dit, cet EP reste un budget certain pour un groupe avec nos moyens. C’est aussi pour cela que nous nous sommes concentrés sur les titres les plus efficaces, mais le but est bien de refaire ça en plus grand par la suite et nous espérons que cela sera possible.


Le panneau sur lequel apparaît le titre « Going Back Home » n’est pas sans rappeler « Welcome To Sky Valley » de KYUSS. Même si 7 WEEKS n’est pas purement un groupe de stoner ou desert-rock, votre style n’en est toutefois pas si éloigné. Ce retour aux sources n'est-il pas aussi une manière de revendiquer votre héritage ?
Si le parallèle est cohérent, ce n’était en aucun cas une demande de notre part. Nous avons laissé comme d’habitude les mains libres à Gilles Estines qui a fait beaucoup de nos pochettes. Celles qu’il propose résultent de son écoute des titres et de sa lecture des textes. Il y a eu beaucoup de propositions, nous voulions à la base quelque chose de plus sombre, plus urbain et puis cette pochette est arrivée et nous avons décidé qu’elle créait la rupture avec les autres albums. Plus d’ailleurs par la colorimétrie, que par ce qu’elle représente. 

En est-il de même avec vos photos promotionnelles qui dégage un sentiment de puissance en relation avec l’image du power-trio ?
Nous avons confié ces photos à Jessica Calvo. C’est elle qui a choisi la base sous-marine de Bordeaux - où étaient stationnés les u-boat allemands pendant la seconde guerre mondiale - il n’y avait pas non plus de volonté de donner un sens particulier, mais il est vrai que de cet endroit se dégage un sentiment de puissance.

Abordons maintenant la musique et les textes. Avez-vous abordé différemment le processus de composition de cet EP ?
La plupart des morceaux retenus pour « Going Back Home » ont été écrits par Jérémy et moi. Nous envoyons ensuite nos idées à Gérald qui selon les cas apporte sa touche, garde les parties telles quelles ou fait des propositions alternatives. Enfin, nous finalisons le tout à trois. Il arrive parfois que des parties émergent de nos jams, mais c’est plus rare même si mon téléphone en est truffé. Cette façon de travailler nous est habituelle et nous n’avons pas cherché à la modifier car nous avions  un cahier des charges très précis : des chansons courtes, avec un feeling très rock et sans ajout de guitares ou claviers. Le fait que nous voulions confier ces morceaux à un producteur nous a maintenu dans un esprit ou le songwriting prime car nous pensions qu'il allait nous dire ce que nous devions ajouter. Ca a l’air simple de ne garder que l’essentiel pour que le morceau fonctionne, mais c’est au contraire beaucoup plus exigeant, c’est là que notre expérience nous a servi et qu’elle a abouti à la version ultime de notre manière d’écrire.

"Shape Me" porte un regard ironique sur l’uniformisation de l’image et la perte d’authenticité. Peux-tu nous donner quelques exemples ?
7 WEEKS est vraiment hors des postures comme on peut le voir sur les réseaux sociaux. Cela nous semble trop éloigné de notre réalité. Je trouve un peu indécent de montrer que tout va bien tout le temps, que tous les concerts sont complets, que tout le monde est en super forme physique, etc... Je déteste, par exemple, les photos "safari" dans les concerts avec le public qui se rassemble derrière le groupe. Un concert c’est normalement un moment d’échange pas un trophée. Idem pour les facecam où l’artiste parle de sa vie, de son album, etc. Nous ne voulons pas faire ça car ce ne serait pas totalement en accord avec ce que nous sommes. Je comprends que certains aiment se prêter à cet exercice, ça fait partie de la communication d’aujourd’hui, chacun fait évidemment ce qu’il veut, simplement cela ne nous ressemble pas. Alors quand je vois des gens qui suivent des modèles de comportement alors qu’on sent que ce n’est pas sincère, je trouve ça un peu pathétique. Le pire étant les influenceurs auxquels la phrase « come on now influence me » (« Allez ! Influence moi » - Ndlr) fait directement référence. Mais si l’on y regarde bien, les influenceurs grossiers style "dubaï" ont réussi à installer ce genre de rapport à l’image que l’on peut voir partout maintenant y compris dans la musique.


Y a-t-il dans les paroles de "Going Back Home" un sens qui n’a pas encore été évoqué ?
Initialement, ce morceau est issu des sessions de « Fade Into Blurred Lines ». Nous ne l’avions pas retenu car il n’était pas terminé. C’est l’histoire d'un retour aux sources. Un personnage ressent ce besoin viscéral de rentrer chez lui, mais une fois sur place, il réalise qu'il ne reste que des vestiges du passé et que son refuge n'existe plus. Pendant l’écriture du disque, cette démarche de revenir à quelque chose de familier et d’authentique, sans faire du réchauffé, s'est imposée à nous. C’est ainsi que nous avons décidé d'en faire le titre de l'EP, ça donnait tout son sens à notre démarche.

Quel est ce vide évoqué par "Void" ? 
Les paroles de "Void" sont assez critiques, ce vide est le manque d’intérêt des préoccupations de beaucoup de gens, le fait de ne croire en rien tout en idolatrant des vidéos débiles, en partageant des idées sans nuances, clivantes, sans recul ou réflexion... un abrutissement général et un besoin de reconnaissance absolue, ce qui a pour résultat de penser comme tout le monde, de fait, ne plus penser du tout et donc de ne laisser aucune place à l’esprit critique.

Parle-nous de ce gaspillage évoqué dans "Gone To Waste" ? 
"Gone To Waste" parle du résultat de ce qui est décrit dans "Void", ce sentiment de gâchis, de perte de temps, de dégoût quand on se rend compte de tout ce que l’on sacrifie sur l’autel du numérique. Cette idée est née de l’observation de la surconsommation. Ce besoin irrépressible d’acheter des bricoles fabriquées en Chine qui finiront à la poubelle, car elles ne servent à rien.

"The Ring (Of Fallen Dreams)" évoque la spirale des rêves brisés. Quels sont-ils ?
C’est un texte plus personnel qui aborde le combat intérieur.

Quel est le sens évoqué dans "The Pale One" ?
C’est l’histoire d’un personnage qui traverse le monde, saccage tout, et ne laisse derrière lui que des ruines. Ce personnage incarne l’espèce humaine qui détruit son environnement et il nous incarne car nous sommes tous individuellement responsables.

MOTÖRHEAD est incontestablement l’un des power-trios les plus emblématiques, pour ne pas dire le plus important. Comme vous l’avez montré récemment au Raismes Fest, 7 WEEKS n’est pas en reste. Pourtant, votre identité musicale est bien différente. A commencer par ta voix qui est plus "douce" et posée, avec des lignes de chant dont se dégage une certaine sérénité. Ensuite, on peut citer l’approche de Gérald qui apporte beaucoup de psychédélisme. Comment faites-vous pour transformer ces aspects qui font références au rock psychédélique des années 70 en un rock puissant ?
Pour commencer, MOTÖRHEAD est une grosse influence pour moi. C’est le premier groupe de rock que j’ai écouté et que j’écoute toujours. Ensuite, on ne choisit pas son expression, sa voix ou sa manière de jouer sinon on est un imitateur. Nos influences sont diverses et variées et notre sensibilité nous est propre. Nous avons toujours cherché à être authentique dans notre musique et le côté rock, psyché, 70’s fait autant partie de nous que le metal ou le hard rock. C’est sur cette authenticité que nous bâtissons notre identité. C’est ainsi que des albums comme « Dead Of Night » ont pu voir le jour. Cependant notre manière d’interpréter les choses reste toujours puissante, cela nous caractérise. C’est pourquoi je pense qu’on nous rapproche de QUEENS OF THE STONE AGE, car comme eux, nous posons des choses mélodiques sur du gros son. L’influence de MOTÖRHEAD se retrouve quant à elle dans l’équilibre du son, c'est-à-dire cet amas massif où la basse, la guitare et la batterie sont au même niveau. Nous revendiquons aussi notre filiation à des groupes comme KING CRIMSON ou PINK FLOYD, même si elle n’est pas la première à être perçue.

Pour terminer revenons à F2M Planet. Votre volonté d’indépendance n’impose évidemment pas que de trouver les moyens de financer la production de la musique. Il faut aussi la scène. Sachant que 7 WEEKS reste relativement confidentiel et qu’à une époque où la nostalgie du public l’invite à se tourner de plus en plus vers les cover-bands, comment réussissez-vous à booker une tournée d’une vingtaine de dates ? 
Par le travail, le sérieux et la ténacité. Le booking est un boulot énorme. Les dates ne tombent pas par hasard surtout dans un monde comme aujourd’hui où il y a une énorme offre de groupes, que l’on passe vite à autre chose et que 7 WEEKS n’est pas forcément le groupe le plus en vogue. Par contre notre passif, le fait de toujours avancer et de franchir les caps dont on parlait plus haut nous permettent de monter des tournées conséquentes. Il faut aussi ne pas tricher, nous donnons beaucoup sur scène, nous jouons sans parties enregistrées, et nous sommes au merchandising après les concerts.


Retrouvez 7 WEEKS en concert sur les dates suivantes :
14/10/26 : Clermont-Ferrand - Coopérative de Mai ✦
15/10/26 : Bordeaux - Rock School Barbey ✦
29/10/26 : Lyon - Rock 'N' Eat
30/10/26 : Montpellier - Rockstore ✦
31/10/26 : Nice - Stockfish ✦
05/11/26 : Toulouse - Le Rex
06/11/26 : Limoges - CCM John Lennon ✰
07/11/26 : Nantes - Le Ferrailleur ✰
12/11/26 : Lille - Café Bulle
13/11/26 : Caen - Le Cargo ✦
14/11/26 : Savigny-le-Temple - L’Empreinte ✦
20/11/26 : Vitry le François - Bords 2 Scènes ✦
21/11/26 : Annecy - Brise Glace ✦
26/11/26 : Perpignan - El Mediator ▲
27/11/26 : Cahors - Les Docks ▲
28/11/26 : Audincourt - Le Moloco ▲
03/12/26 : Blois - Le Chato’Do
04/12/26 : Strasbourg - La Laiterie
05/12/26 : Chalon-sur-Saône - LaPéniche
22/01/27 : Paris - La Maroquinerie
✦ Co-headline avec PSYKUP
✰ Co-headline avec DIRTY DEEP
▲ En première partie de THE INSPECTOR CLUZO
Billetterie : 
7weeks.fr/concerts

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Blogger : Bruno Cuvelier
Au sujet de l'auteur
Bruno Cuvelier
Son intérêt pour le hard rock est né en 1980 avec "Back In Black". Rapidement, il explore le heavy metal et ses ramifications qui l’amèneront à devenir fan de METALLICA jusqu'au "Black Album". Anti-conformiste et novateur, le groupe représente à ses yeux une excellente synthèse de tous les styles de metal qui foisonnent à cette époque. En parallèle, c'est aussi la découverte des salles de concert et des festivals qui le passionnent. L'arrivée d'Anneke van Giersbergen au sein de THE GATHERING en 1995 marquera une étape importante dans son parcours, puisqu'il suit leurs carrières respectives depuis lors. En 2014, il crée une communauté internationale de fans avant que leur retour sur scène en juin 2018 ne l'amène à rejoindre HARD FORCE. Occasionnellement animateur radio, il aime voyager et faire partager sa passion pour la musique.
Ses autres publications
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