14 octobre 2026, 23:59

MYRATH

@ Paris (Petit Bain)


Il est un peu surprenant de découvrir ce mercredi soir MYRATH à Petit Bain, salle respectable s’il en est, mais peut-être un peu petite pour un groupe de sa stature. D’ailleurs, le lieu affiche complet et la fosse et ses alentours ressemblent à une rame de métro de la ligne 13 aux heures de pointe.
Tant mieux en tout cas pour les musiciens, revenus en force avec l’album « Wilderness Of Mirrors », après un « Karma » (2024) qui avait déstabilisé pas mal de ses fans (signe révélateur, aucun de ses morceaux ne sera proposé ce soir…)

MYRATH, qui a tendu un joli backdrop représentant une bâtisse arabe derrière sa scène, attaque avec "The Funeral", le titre qui ouvre aussi le disque. Avec son introduction plus africaine, rendue sur bandes avant que les musiciens ne poursuivent. Le batteur Morgan Berthet et le claviériste Kevin Codfert, situés à gauche de la scène pour le premier, à droite pour le second, attirent immédiatement l’œil grâce à leur accoutrement : un masque et une capuche pour Morgan (ça doit chauffer dur là-dessous !), et un costume noir orné d’épaulettes à plumes.
Le public entre tout de suite dans la partie, poussant des wo wo wo dès ce premier titre, bien accueilli, tout comme le "Born To Survive" qui suit. Quelques percussions signalent le début de "Dance", « c’est le moment où on danse », confirme le chanteur Zaher Zorgati, très en voix ce soir.


« Ca fait un bail, ça fait plaisir », souligne le chanteur, qui nous demande d’accueillir comme il se doit l’invitée sur le titre suivant, "Until The End". Sur sa version studio, c’est Elize Ryd (AMARANTHE) qui forme un duo vocal avec Zaher, la Suédoise est ce soir remplacée par une certaine Alice, flamboyante rousse en robe bustier noire. « C’est sa première fois dans le monde du metal », assure le chanteur. Mais la jeune femme effectue un sans faute et se voit chaudement applaudie pour son petit tour au pays des merveilles. On la reverra plus tard…

Zaher Zorgati, en veine de confidences, nous parle un peu de la chanson "The Clown", qui évoque les problèmes dépressifs, et pas que les siens, une chanson un peu spéciale dans laquelle on sent qu’il met tout son cœur, encore plus que d’habitude. Tout comme d’ailleurs sur la pièce suivante, "Through The Seasons", « une de mes préférées », avoue-t-il.


Les fans de la première heure ne sont pas oubliés. MYRATH joue de rang "Tales Of The Sands" et "Merciless Times", deux piliers fondateurs de sa carrière devenus des classiques. 
Mais les Franco-Tunisiens mettent aussi le paquet sur leur dernier né, dont 9 des 10 morceaux sont joués ce soir, seul "Echoes Of The Fallen" passant à la trappe. Ce qui nous vaut notamment une fantastique version de la power-ballad "Souf Of My Soul", qui bénéficie du retour de la dénommée Alice, cette fois vêtue de blanc. Le groupe termine son set sur le plus ancien "Endure The Silence", conclu comme il se doit par quelques notes de piano de Kevin Codfert.

Au rappel, les bandes nous font entendre une chorale sur scène, celle qui ouvre "Les Enfants Du Soleil" sur « Wilderness Of Mirrors », chanson ici bien joliment rendue par la formation aguerrie : Morgan Berthet en profite pour caser un costaud break à la batterie vers la fin, avant que le public lui aussi ne donne de la voix. 
Et le show se termine sur un dernier classique, le très orientalisant "Believer", que certains attendaient depuis le début. Myrath nous en a mis plein les mirettes et, si vous n’étiez pas à Paris pour l’occasion, il reste plein de séances de rattrapage possibles en province jusqu’à la fin de l’année.

Blogger : Michel Valentin
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