23 avril 2018, 13:37

STORM UPON THE MASSES

• "The Ones Who Came Back"

Blogger : Clément
par Clément
Album : The Ones Who Came Back

Avec ce premier album à la pochette on ne peut plus explicite (signé des Daemorph Studios, déjà à la manœuvre sur l’album « Abysmal » de THE BLACK DAHLIA MURDER), les Belges STORM UPON THE MASSES combleront les afficionados d'artworks guerriers et sanguinaires. Ceux et celles raffolant d’un brutal death savoureux aussi au passage. Celui-là même qui, bardé de riffs qui avoinent et laminent à grands coups de breaks brise-nuques et d’embardées sauvages, porte aux nues la scène extrême Brésilienne. Refuge des KRISIUN, NEPHASTH et autres REBAELLIUN dont le quintet reprend ici la conception virile et carnassière du style, exécutant le tout avec une pointe de savoir-faire typiquement européen dont reste toujours garant le fidèle compatriote d’ABORTED. Pendant les trente-sept minutes que dure ce « The Ones Who Came Back », les growls profonds tirent la bourre aux blasts nucléaires (la batterie enchaîne plans mitraillettes sur blasts joufflus sans sourciller) et la section rythmique façonnée taille patron laissera pour sûr un paquet d’esgourdes rougies : le verdict est sans appel et le KO garanti, pièces et mains d’œuvres comprises. Un service après-vente impeccable qui ne mégote pas sur la quantité ma brave dame puisque les onze missiles qui composent ce premier album alternent puissance et rapidité, magnifiés par un son vicié et agressif qui sert à merveille les ambitions du groupe. Merci qui ? Stefano Morabito et son 16th Cellar Studio (qui a vu défiler dans ses entrailles BEHEADED, HIDEOUS DIVINITY ou HOUR OF PENANCE : des enfants de chœur pour ainsi dire) qui, une fois de plus, fait des merveilles : quelle science du bastonnage !

Notre club des cinq s’en donne donc à cœur joie, tronçonnant avec doigté ( "Assault Inferior Domains", "Skullfucked" et "Storm Of Rapture" donneront des sueurs froides aux apprentis-bouchers les plus exigeants en matière de découpe de bidoche !) et n’hésitant pas à inclure quelques mid-tempo bien écrasants au milieu de cet étalage de sauvagerie ("Rising Darkness"). C’est du tout bon ça coco ! Un metal extrême, brutal, intense, frontal qui n’a que faire du compromis comme en témoignent les rythmiques furibardes lâchées dès l’introductif "Cyclonic Entity", rythmiques qui partent plus vite qu'une vanne de Candeloro à la vue d'un triple boucle piqué sans culotte, c’est dire !

Je ne vais pas en faire des tonnes, vous voyez où je veux en venir : vous vous délectez d’enchaînement de riffs directs-coups de boules ? Vous raffolez d’une production percutante comme un coup de santiag dans les valseuses ? Vous aimez donc le brutal death et accessoirement, vous êtes prêt(e)s, mentalement et physiquement, à vous en prendre plein les cochlées sans sourciller ? Voire à en redemander ? STORM UPON THE MASSES est bien le groupe qu’il vous faut. Grunt !

Blogger : Clément
Au sujet de l'auteur
Clément
Clément a connu sa révélation métallique lors d'un voyage de classe en Allemagne, quelque part en 1992, avec un magazine HARD FORCE dans une main et son walkman hurlant "Fear of the Dark" dans l'autre. Depuis, pas une journée ne se passe sans qu'une guitare plus ou moins saturée ne vienne réjouir ses esgourdes ! Etant par ailleurs peu doué pour la maîtrise d'un instrument, c'est vers l'écriture qu'il s'est tourné un peu plus tard en créant avec deux compères un premier fanzine, "Depths of Decadence" et ensuite en collaborant pendant une dizaine d'années à Decibels Storm, puis VS-Webzine. Depuis 2016, c'est sur HARD FORCE qu'il "sévit" où il brise les oreilles de la rédaction avec la rubrique "Labels et les Bêtes"... entre autres !
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