7 juin 2024, 23:59

MYSTIC FESTIVAL 2024

@ Gdańsk (Jour 2)

2e jour au Mystic Festival, 3e si on compte le Warm-Up Day... La fatigue commence un peu à se faire sentir, mais qu’à cela ne tienne, il faut combattre le mal par le mal et donc, direction un point de restauration, à base de pommes de terre et fromage pour le déjeuner. Rien à voir avec la musique, mais l’occasion de refaire un tour en ville en évitant les gouttes et de déguster un plat qui ressemble pas mal à une tartiflette (oui en juin, et alors ?) en enchaînant avec une glace dans la rue (vraiment aucune cohérence, comme pour la météo !).

Plus tard, on arrive probablement par miracle, à être à l’heure pour INSOMNIUM qui ouvre la Mainstage. Les Finlandais ont bien compris où ils jouaient et leurs mélodies sombres s’accompagnent régulièrement de « Kurwa » aussi fréquents que des « fuck » dans la bouche de feu Alexi Laiho. Les riffs puissants s’enchaînent sur la scène, et si je trouve que leur concert aurait gagné à être vu plutôt de nuit, c’est toujours aussi bon en live. A noter que le public est nettement plus dense que la veille pour BLACKGOLD à la même heure.

On passe se rafraîchir (c’est important l’hydratation !) et nous voilà au cœur de l’action pour CROWBAR sur la Park Stage. Au cœur de l’action parce que dans un élan de sur-motivation, nous sommes en bordure de pit, alors que je ne suis pas tout à fait sûre que le cocktail pris au bar ait fini de dissoudre la tartiflette polonaise de midi... Cela parait donc ambitieux mais au final, on se prend au sludge bien gras des Américains. En même temps c’est CROWBAR : ça tabasse, et ça tombe bien on est venus pour ça ! On est aussi venus sans le vouloir vraiment pour rajouter une couche de poussière au mélange tartiflette/glace/cocktail, mais peu importe, c’est un rouleau compresseur et autant le dire, on a eu exactement ce qu’on attendait et c’était un vrai bon moment !

A ce stade, entorse à notre programme, on décide de faire l’impasse sur LIFE OF AGONY pour aller se poser et reprendre des forces dans les canapés de la Shrine Stage avant MYSTICUM et une soirée bien remplie. MYSTICUM faisait partie de mes incontournables de la journée et je n’ai pas été déçue une seule seconde. Le mélange d’indus et de black des Norvégiens est à la fois sobre et très martial et c’est un mur de son que l’on se prend en pleine face. Avec les projections sur la scène (sur le backdrop mais aussi directement sur le groupe), il y a un côté hypnotisant, et bien que la communication entre les musiciens et le public soit réduite au minimum vital, la communion entre la scène et la salle est évidente. Alors évidemment, pour ceux qui me connaissent, du black ajouté à de l’indus, forcément c’est dans mes cordes... et on en aura un autre exemple un peu plus tard dans la soirée. Mais en toute objectivité, même si MYSTICUM est déjà bien connu, pour ceux qui n’en auraient pas encore eu l’occasion, je ne peux que vous conseiller d’aller l'écouter, et surtout le voir sur scène car sa musique prend une toute autre dimension... C’est à regret que l’on sort de notre petite bulle à la fin du set pour se diriger vers la Mainstage et PARADISE LOST.


Nous pensions arriver avec un set déjà entamé, mais visiblement les Anglais ont une dizaine de minutes de retard, des réglages qui s’éternisent et l’ambiance ne semble pas être de la fête en début de concert. Celui-ci est clairement lent à démarrer et il faut quelques titres pour avoir l’impression que le groupe est dedans et qu’il a un certain plaisir à jouer. Difficile par contre pour nous de nous concentrer réellement sur cette prestation, ayant vu de meilleures performances de leur part, et même si les choses s’améliorent on finit par abandonner avant la fin pour aller au marché. Oui, cette édition polonaise de Dracula repérée la veille était absolument indispensable pour ma bibliothèque, bien que ma connaissance de la langue soit à peu près équivalente à la capacité du personnage de se faire un petit préfou à l’apéro : nulle). Notons tout de même que l’écran dans la ''chill out zone'' nous permet d’avoir un petit aperçu bien sympathique de la reprise de ''Smalltown Boy'' à la fin du set de PARADISE LOST... un classique, mais on ne s’en lasse pas !


Après cette dépense nécessaire, on part sur la Park Stage voir ACCEPT, fidèle à lui-même ! Sa longévité n’est pas due au hasard et c’est loin de s’essouffler. Les fans sont d’ailleurs nombreux devant la scène et il est difficile de se frayer un chemin ! Les ayant déjà vus plusieurs fois, on ne s'attarde pas pour tenter d’aller voir Mimi Barks sur la Sabbath Stage. Contrairement à d’autres concerts, on réussi a s'incruster pour assister au concert. Déjà vue pour ma part en 2022 en première partie de COMBICHRIST à Petit Bain, et si j’en avais un plutôt bon souvenir, le show ne m’avait cependant par marqué plus que ça. Rectification faite avec cette prestation au Mystic Festival ! Difficile de décrire la musique de l’artiste, entre doom-trap et trap-metal. C’est prenant, les beats electro et indus changent des bons vieux classiques qu’on enchaînait depuis le début de la journée (à l’exception de MYSTICUM) et ça donne un regain d’énergie pour enchaîner le reste de la soirée.


Passage obligé sur la présence de MEGADETH. Comme souvent le groupe joue sur la Mainstage sans concurrence sur une autre scène. Si habituellement j’en aurais probablement profité pour aller voir un autre concert en rentabilisant le fait que la plupart des festivaliers seraient devant la Mainstage, j’en profite ici pour faire ma session de rattrapage. Ce n’est certes toujours pas le style musical que j'écoute le plus souvent, mais si le groupe est une référence ce n’est tout de même pas pour rien. MEGADETH en live ça fonctionne toujours aussi bien (mieux que la frange de Dave pour tenter de cacher que les cheveux reculent diraient les petits malins) et il faut reconnaître que le thrash, ça prend tout son sens en live. Le groupe est au taquet, ça déborde d’énergie et il fédère toujours autant. Une session de rattrapage réussie donc !

Arrive enfin l’autre concert que j’attendais le plus de la soirée, celui de WAYFARER sur la Shrine Stage. Je n’avais pas encore eu l’opportunité de voir le groupe en live et je suis donc particulièrement motivée. WAYFARER c’est du ''cowboy black metal'' (le ''American black metal'' ce n’est pas assez explicite désolée !) exit donc le corpse-paint et welcome le chapeau adéquat, les bolo ties et les bijoux de col. Parfait pour assumer son côté redneck pour ceux qui pensent encore que la dark-country ce n’est pas assez true ! Mes explications douteuses mises à part, on est donc sur du black metal avec de riffs qui sortent tout droit de Denver, Colorado, où on s’imagine bien volontiers faire une petite randonnée à cheval. Ca tombe bien, un des chanteurs nous demande si nous sommes prêts pour « some cowboy shit » et je ne suis pas la seule à l’être ! Ce concert au Mystic Festival a achevé de me convaincre (soyons honnête, j’en écoute encore plus qu’avant depuis que je suis rentrée) et je serai bien évidemment dans les parages pour en reprendre une dose !

WAYFARER ayant fait l’unanimité, on décide de s’arrêter là et sauter le concert de FURIA pour aller se reposer un peu, avant le dernier jour, aka le ''SATYRICON DAY'', mais il parait qu’ils ne sont pas les seuls à l’affiche...

Photos © Leonor Ananké - Portfolio

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