La Saint-Valentin vient tout juste de passer. Qu’en avez-vous retenu ? Avez-vous subi les publicités, toutes plus ridicules les unes que les autres, vantant les mérites d’une belle soirée placée sous le signe de l’Amour ? Celles-ci vous ont-elles laissé, dans la bouche, le goût amer des blessures que provoque parfois l’amour qu’on porte à une autre personne ? Si tel est le cas, rassurez-vous, RANDOM HEARTS vous a entendu.e et s’empresse de sortir son premier album « Love PTSD » le 20 février, pour tous les cœurs brisés en quête de réconfort.
Le groupe a beau n’en être qu’à son premier album, ses membres respectifs n’en sont pas à leur coup d’essai. En effet, le quartet est fondé par Jean-Philippe Putaud (chant, guitare), ancien membre de NOTHING TO PROVE et Rémi Grosbois (batterie, chant), ancien membre de WENDY’S SURRENDER, en 2022 à Besançon. La suite est due aux hasards parfois heureux de la vie : il se trouve que leurs voisins de studio sont les membres de JACK & THE BEARDED FISHERMEN. Ni une ni deux, Thomas Paris (basse) et Hervé Bailly (guitare, chant) rejoignent la formation. RANDOM HEARTS compte désormais quatre membres.
Les dix titres de l’album racontent les amours qui n’aboutissent pas, l’espoir qui se brise en cours de route et les regrets qui viennent ensuite, quand on se dit qu’on n’en a peut-être pas fait assez ou qu’on aurait pu agir différemment. Il y a le malaise qu’on ressent parfois, quand on croit marcher sur un passage pour piétons alors que celui-ci se trouve en réalité sur des sables mouvants ("Crosswalk") et qu’on tente d’avancer sereinement dans le territoire inconnu d’une nouvelle relation. Il y a le déséquilibre entre les actions et les attentes de l’un et de l’autre ("Rehearsed Goodbyes") quand on tente de communiquer sans y parvenir. Il y a la parade amoureuse qui se déroule dans un décor de cadres anciens ("At The Frame Shop"). Chacun des titres aborde une situation particulière de façon poétique et émouvante et nous ramène à nos propres expériences.
RANDOM HEARTS crie son désamour de l’amour dans un style entre post-hardcore et emo-rock qui a de quoi rappeler leur adolescence à de nombreuses oreilles. En effet, quoi de mieux que ce mélange pour parler de l’amour qui fait mal ? Ça crie, ça s’évertue à décrire les souffrances et à se défouler comme des ados qui ont grandi en n’oubliant rien de leurs douleurs et émotions d’antan qui ne sont parfois pas si différentes de celles des adultes.