22 mai 2026, 14:55

Dan Byrne

"This Is Where The Show Begins"

Album : This Is Where The Show Begins

Tous les ans, voire tous les mois, la presse britannique se met à délirer sur un artiste ou un groupe qui, promis juré, est le prochain gros truc et va tout casser. Un phénomène désormais amplifié par les réseaux sociaux, pas les derniers à faire monter en sauce des créateurs souvent aussi vite oubliés qu’ils avaient été encensés. L’un des derniers à « bénéficier » de ce coup de projecteur médiatique s’appelle Dan Byrne. Un sujet de Sa Majesté qui, après un passage dans un combo resté inconnu chez nous, REVIVAL BLACK, est parti en solo. Après un premier EP, « Beginnings » (2023), très bien accueilli de l’autre côté de la Manche, Byrne revient en cette fin mai avec son premier disque d’envergure, « This Is Where The Show Begins », qui reprend les quatre titres du EP. 
Et là, on comprend pourquoi tout ce battage médiatique : Byrne possède tout simplement une voix exceptionnelle, un coffre à la Ronnie James Dio, avec parfois des intonations à la Jimmy Barnes (COLD CHISEL). Une puissance vocale qui transfigure tous les morceaux de son disque. 
Celui-ci s’ouvre avec un titre puissant, « Saviour ». Du rock très musclé, mais pas du metal proprement dit, même si les amateurs de saturations y trouveront leur compte. « She’s The Devil », qui suit, avec sa grosse rythmique et ses petites touches modernes, montrent que l’ami Dan ne compte pas demeurer figé dans un trip nostalgique classic rock. « Praise Hell » se révèle plus soul. « Temple » se garnit de quelques « hey hey hey » finalement très pop. 
Mais si une chanson comme la fantastique « Death Of Me » constitue sans doute ce que le Britannique peut actuellement proposer de mieux, le disque comporte aussi des moments plus faibles (« Sober », « Cherry And Leather », « Home »). De fait, on ressort de l’album avec le sentiment d’avoir souvent été ému par une voix plus que par des chansons. 
Et c’est sans doute là le danger auquel Dan Byrne risque de se retrouver confronté. Le même que celui qu’un Jorn (ARK, MASTERPLAN) ou qu’un Ronnie Romero (RAINBOW, VANDENBERG, ELEGANT WEAPONS) n’ont pas su gérer. Partir en solo, être son propre patron, c’est courageux et c’est bien, mais le talent vocal ne suffit pas, il faut aussi proposer des compositions qui tiennent la route, des écrins adaptés à une telle puissance sortant de la gorge et des poumons de l’artiste. Byrne y arrive, mais pas tout le temps, dans ce premier essai. 
Conservons-lui cependant le bénéfice du doute et, au vu de sa prestation sur scène lors du récent Frontiers Festival, en Italie, nul doute que le gaillard affiche de solides prédispositions, tous en gardant de bonnes marges de manœuvre. A suivre donc…

Blogger : Michel Valentin
Au sujet de l'auteur
Michel Valentin
Ses autres publications
Cookies et autres traceurs

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies ou autres traceurs pour mémoriser vos recherches ou pour réaliser des statistiques de visites.
En savoir plus sur les cookies : mentions légales

OK