« Aiguisez vos lames, troupes d’Isengard ! Ce soir le gouffre de Helm sera le théâtre de la plus cuisante défaite que les hommes du Rohan n’ont jamais connue ! On déféquera sur leurs cadavres dévorés par les vers, on donnera leurs enfants en pâture aux wargs et on réduira en cendres les fortifications de For-le-Cor ! Je veux leurs têtes ornant nos piques, je veux leur sang encore tiède dans nos verres ! Violez leurs femmes, shootez dans les nains, pendez les elfes par les oreilles ! Que personne n’en réchappe ! Et le premier Uruk-Hai que je prends à demander à ce qu’on passe du Lady Gaga pour monter à l’assaut servira de repas aux nazguls ! L’intégrale de HOUR OF PENANCE pour tout le monde ! ».
Bon ça s’est pas passé exactement comme ça entre Saroumane et son armée d’orques dans le Seigneur des Anneaux, mais si J.R.R. Tolkien avait entendu la force destructrice de la musique des Italiens de son vivant, nul doute qu’il s’en serait inspiré...
Car un nouvel album de HOUR OF PENANCE, ça s’attend comme la renaissance de Sauron au Mordor. Ça motive à mort et chacun sait qu’il pourra assouvir ses noirs instincts et étancher sa soif de sang et de violence ! Le rituel s’articule de la même façon à chaque fois : cela commence d’abord par une longue contemplation de la couverture signée Gyula Havancsak (ANNIHILATOR, JUNGLE ROT, DESTRUCTION), toujours aussi jouissive et toujours axée sur les travers de la religion chrétienne, thème de prédilection des Italiens depuis des années. Cette fois-ci les croisades du temps jadis contre les forces ottomanes en Terre Sainte sont abordées dans un affrontement surplombé par deux grandes faucheuses qui semblent collecter les âmes de chaque camp, symbolisant ainsi les deux religions qui ne se rendaient pas compte à l’époque qu’elles parlaient des mêmes concepts (c’est encore valable aujourd’hui malheureusement...).
Une fois le rituel accompli vient la délectation de ce noir breuvage au goût de souffre de l’Orodruin qu’est le death metal de HOUR OF PENANCE, avec en point d’orgue l’excellent titre éponyme de l’album, futur grand classique à n’en point douter. Si "Iron Fist" est également prompt à découper les têtes, "The Chains Of Misdeed" pulvérise tout sur le champ de bataille (le nouveau batteur Davide Billia surtout…), confirmant ainsi que l’album « Cast The First Stone » remplit parfaitement son office en tant que Grand-Messe du coup de boule 2017. Certains blasphémateurs s’exclameront que c’était mieux avant, du temps de « The Vile Conception » : qu’ils pourrissent du haut du gibet qu’on leur dressera le jour de la fête des fourbes !
Car un album de HOUR OF PENANCE, c’est comme une troupe de gobelins terrées dans les mines de la Moria : ça ne s’achète pas, ça se commande... et surtout ça se recommande.