2 février 2020, 17:51

DIRTY SHIRLEY

• "Dirty Shirley"

Album : Dirty Shirley

Le nouveau projet du workaholic (addict au travail) George Lynch (DOKKEN, LYNCH MOB, KXM entre autres), guitariste prolifique, se prénomme DIRTY SHIRLEY.  

Mr Scary s’est allié à Dino Jelusick (TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA, ANIMAL DRIVE), un chanteur incroyable, à l’ADN de David Coverdale, Ronnie James Dio et Jorn Lande. La créativité et l’inspiration sont au rendez-vous. C’est heavy-rock et ça sonne grave ! On retrouve le meilleur de ce que Lynch sait faire. Cela aurait fait un très bon nouvel album de DOKKEN ou de LYNCH MOB !

Cet album éponyme commence donc par du très influencé DIO avec «Here Comes The King», on passe du heavy-blues à la très LYNCH MOB «Dirty Blues». George envoie du lourd sur ses multi pistes guitaristiques. Trevor Roxx et Will Hunt assurent une section rythmique puissante et précise. «Disappear» sonne plus moderne dans son approche avec des résonnances exotiques et sombres. Le groove de basse est fort et Lynch assassine tout sur son passage avec son solo de guitare. «Cold» est également dans cet esprit, Dino vocalise comme un dieu du heavy metal. 

«The Dying» a une architecture particulière dans son déroulé sonore. Le mélange des guitares acoustiques et électriques est magnifique, tout comme son refrain hyper puissant et émotionnellement fort. La boîte à outils vocaux de Jelusick est impressionnante. Il varie les signatures laryngées au sein d’un même titre ! «Last Man Standing» ou «Siren Song» sont des titres pur LYNCH MOB de l’époque des deux premiers albums. On croirait entendre son chanteur Oni Logan par moments. «Escalator To Purgatory» débute sur un riff heavy bluesy avec handpicking et une rythmique basse batterie bien hard rock. Là encore, Jelusick, en véritable mercenaire, remporte tout. Le solo jazzy est étonnant, sa poursuite bien rock démontre toute l’étendue du talent de George Lynch. «The Voice Of Soul» est sexy dans son approche bluesy. Il nous emporte. On a même droit à un échange guitare/chant comme à la grande époque de LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE et consorts. «Higher» est un titre qui porte parfaitement son nom. A noter qu’il existe une version alternative excellente de ce titre en bonus.

L’album de DIRTY SHIRLEY, à la pochette très Happy Days, la série de télévision avec Fonzie pour les plus âgés d'entre-vous, s’achève sur un titre acoustique aux sonorités orientales un peu psychédéliques. Lynch joue dans un accordage très dobro style.
Produit par Lynch et mixé par Del Vecchio, la sale Shirley réussit un tour de force hard-rock/heavy-rock empruntant au meilleur des années 70 jusqu’aux années 2000 avec cet album sans titre. Le jeune chanteur croate n’a rien à envier à ses acolytes américains et Lynch a fait émerger une perle rare qu’il faudra surveiller de près dans les années qui viennent.

DIRTY SHIRLEY est un must dans son genre ! N’hésitez pas une seconde !

Blogger : Laurent Karila
Au sujet de l'auteur
Laurent Karila
Psychiatre spécialisé dans les addictions, ayant lui-même une addiction positive au metal depuis 1984. Auteur d'ouvrages spécialisés en médecine des addictions et d'ouvrages grand public ("On ne pense qu'à ça", "Une histoire de poudre", "ACCRO!" aux éditions Flammarion). Auteur des textes des albums de SATAN JOKERS ("AddictionS", "Psychiatric" et "Sex Opera") et d'autres groupes... Organisateur de Metal Diner chez son ami Olivier Andreani ("Le Cosi", Paris 5). Une nouvelle passion liée à l'écriture : chroniquer des albums avec une touche psycho-metalrock - Enjoy it, Children of Metal. Interviewer des artistes est aussi un plaisir (le face à face est mon activité quotidienne).
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