
Véritable étoile montante de la scène metalcore, TEN56. a gravi les échelons un par un depuis 2020, allant d’EP en album, en tournée dans toute la France, en Europe, puis sur d’autres continents. En 2025, ses musiciens ont frappé un grand coup avec « IO », leur deuxième album qui, cette fois, ne sera pas passé par la case EP. Nous avons pu discuter de cette montée en puissance avec Aaron Matts (chant) et Arnaud Verrier (batterie), et découvrir quelques secrets de fabrication d’un des albums qui auront marqué l’année dernière...
Au moment où l'on se parle, vous sortez « IO » dans quelques jours. Comment avez-vous abordé cette deuxième ère pour le groupe ?
Arnaud : Je pense qu'on est contents d'où on est musicalement et je pense qu'à l'inverse de « Downer », bien que l'album soit très près d'être sorti , on est encore excités par la musique. On peut encore écouter avec pas mal de plaisir et d'anticipation, en anticipant aussi la réaction des gens à qui on va le donner dans quelques jours. Du coup, on est très chauds, je pense, très contents.
Aaron : Ouais ça arrive assez vite, je ne réalise pas trop. Enfin, on est tellement dans le jus tout le temps... On travaille en permanence, donc le fait que l'album va se manifester dans les yeux du public, on en est très contents !
Comme vous le disiez à l'instant, vous avez expérimenté deux modes de sortie un peu différents pour « Downer » et pour « IO ». Vous avez sorti deux EPs avant de les rassembler pour « Downer », et là vous avz partagé quelques singles en amont pour « IO », mais vous le sortez en tant qu'album. Laquelle des deux méthodes vous a donné peut-être le plus de liberté et a le mieux fonctionné pour vous dans votre manière de travailler ?
Arnaud : J'imagine que quand on a fait les EP, on était très content d'avoir la possibilité de sortir des trucs vite. C'est à dire qu'on avait cette attitude de dire « voilà la musique maintenant, on la sort maintenant ». Mais rétrospectivement, je pense que « IO » c'est passé suffisamment vite, en tout cas pour 80 % de l'album, pour que tout ce qui va se passer là reste assez frais. Au final, ça nous convient très bien aussi, je pense. Et puis c'est plus satisfaisant de sortir un gros morceau de travail avec plus de surprises que les gens n'ont pas encore entendues.
« Downer » était paru un petit peu de nulle part, car TEN56. était un nouveau projet à l'époque. Là, vous avez un public, et peut-être des attentes de celui-ci. Est-ce que ça vous a mis un peu plus de pression pour réaliser « IO » ?
Aaron : Un peu, oui. Mais on essaie de ne pas trop s'inspirer et de ne pas trop faire attention à ce que les autres groupes font. On essaie de composer et de penser notre musique comme si on ne jouait pour personne. On fait la musique qu'on aime pour nous.

On comprend qu'il y a un concept autour d'un genre d'interrupteur d'émotion, avec la pochette et les paroles. Est ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous avez choisi ce thème pour l'album ?
Aaron : C'est venu par accident. En fait, on jouait avec l'idée de faire un album éponyme, mais on trouvait que c'était un peu prétentieux. Donc on a joué avec le mot « ten », et puis c'est devenu « un - zéro » et puis c'est devenu « un-zéro » dans le sens « on/off », et finalement ça ressemble à un interrupteur, en fait. La thème c'est venu plus tard. On a réussi à intégrer le côté « on/off » plus tard.
Arnaud : Ouais, si on regarde les différents thèmes abordés dans l'album et l'espèce de courbe émotionnelle, l'interrupteur fait sens. Mais je pense que ça fait partie des trucs, même si c'est des process qui étaient là subconsciemment, qu'on a réussi à conscientiser plus tard. Et on s'est dit « on l'a ! Bravo à nos têtes d'il y a six mois d'avoir eu l'idée » (rire) !
Aaron : On ne savait pas trop comment lier le tout, et avec l'interrupteur, ça a déclenché de plein de d'idées par la suite qui ont fait qu'on a une sorte de concept, quoi.
Avec l'interlude ''Lifeisachore.mov'', on a l'impression d'entendre une vraie pub que l'on pourrait voir passer sur YouTube. Est ce que vous avez l'impression que le monde se désensibilise un petit peu comme ça, à toujours chercher des moyens de ne pas ressentir d'émotions ?
Arnaud : Je pense que nous, on le voit, il y a une certaine réalité où malheureusement le rythme de vie actuel fait ça. Surtout, nous, on vit en ville, et que ce soit nous-mêmes ou autour de nous, il y a quand même un problème où les gens ont une très forte tendance à échapper à leurs émotions. Ça commence avec les gens qui sur-travaillent et qui se mettent en burn out, en épuisement, qui sortent de leur bureau à pas d'heure pour arriver chez eux, envoyer Netflix et s'endormir le soir avec un film. Il n'y a aucun moment où les gens veulent se confronter au silence, veulent se confronter à leurs émotions, à leurs pensées. Et je pense qu'en effet, c'est symptomatique de notre génération, de ce qu'on attend d'elle et de la confusion dans laquelle pas mal d'autres ont grandi. D'autre part, sur le côté purement artistique, je pense qu'on a tous toujours été très attirés par des scénarios dystopiques. Maintenant, on est peut être un petit peu surpris par la vitesse à laquelle la plupart de ces scénarios dystopiques, qu'on a pu lire ou regarder il y a des années, commencent à se concrétiser sans que personne n'ait trop l'air de vouloir y faire quelque chose.
Aaron : On est dans un épisode de Black Mirror (rire) !

Comment faites-vous au quotidien pour rester connectés à vos émotions ?
Aaron : Moi, je vais voir un thérapeute, j'écris des paroles, je fais du sport... Et Arnaud m'aide beaucoup. C'est un peu mon « bro », quoi. Il est très sage et très fort avec ses mots, donc si jamais je ne me sens pas bien, j'appelle Arnaud et il a toujours de bons conseils. Et lui, dernièrement, il apprend à prendre du temps pour lui et à ne pas culpabiliser quand on fait quelque chose qui n'est pas forcément lié aux réseaux sociaux, au groupe ou au boulot, donc j'essaie de faire un peu pareil.
Arnaud : Oui, c'est ça. Je pense que de par notre métier, on vit très très vite, c'est à dire qu'on part beaucoup en tournée, on voit beaucoup, beaucoup de gens, on voit beaucoup, beaucoup d'endroits, on a peut être un peu plus de facilités, un peu plus de chances de se rendre compte qu'on était en overdrive complet et que ce n'était pas une fin en soi. Pour que ces moments existent et pour qu'on puisse continuer d'y donner notre maximum et qu'on puisse continuer de les apprécier comme ce qu'ils sont vraiment, il fallait qu'on apprenne à vivre un peu plus lentement. Et je pense qu'on a été plusieurs à faire ce processus pendant l'écriture de cet album, coïncidentellement. C'est réapprendre à se confronter à nos émotions, à nos pensées. C'est apprendre à prendre du temps pour soi et à prendre le temps de prendre le temps, plutôt que de toujours vouloir tout foutre sous le tapis et de « doomscroll » à l'infini, en ayant besoin de stimulation constante. Parce qu'il y a un moment où on sent bien qu'on n'a plus touché le sol depuis un certain moment et que, naturellement, ce genre d'excès nous désensibilise à un point qui peut nous pousser à faire aussi d'autres excès et on se retrouve à écrire les paroles et la musique qu'on écrit, et voilà (rire).
Les chansons ''ICU'' et ''IO'' parlent particulièrement de ça. Peux-tu nous en parler, Aaron, car je crois que ces chansons sont très personnelles pour toi ?
Aaron : Oui, oui, avec plaisir. ''ICU'', ça peut être interprété comme ça. Mais en fait, je sors d'une addiction, je pense que j'ai livré ça pendant d'autres interviews. Et pour moi, c'était sur le fait de voir cette addiction partout. J'essayais de m'échapper mais ça me suivait partout et voilà d'où vient l'idée de ''ICU''. Et ''IO'', c'était ma façon de prendre conscience, et de communiquer aux gens, exactement ce que je vis, ce que je ressens et pourquoi je retombe toujours sur les mêmes sujets, et donner un peu de contexte à ça. Parce que je suis conscient que les morceaux se ressemblent un peu.
Arnaud : Je pense que ça a toujours été vachement bien, la façon qu'a Aaron d'exprimer les choses. Parce que plein de gens avaient besoin de ça, d'avoir des textes qui ne soient pas recouverts de sucre et de glaçage, que ce soit vraiment du brut. On a eu au début peur que ça fasse peur à certaines personnes, et en fait on s'est retrouvé face à plutôt une quantité de gens qui étaient très contents d'avoir enfin quelque chose auprès duquel ils pouvaient s'identifier. Et Aaron, évidemment, il a sûrement l'impression d'être très observé parce que c'est vraiment l'ensemble de sa vie. Et peut être qu'en prenant ce recul, il a l'impression que les gens peuvent un peu tout mélanger. Alors qu'il y a une somme de situations et de problèmes différents qui sont abordés mais qui le sont un peu tous sous le couvert de l'individu, du mal être personnel, des abus et des addictions, qu'elles soient morales ou matérialisées d'une quelconque manière. Et il avait besoin peut-être un peu de donner un peu le coup de grâce sur tout ça ou de mettre des mots sur tout ça.
Est-ce que ça vous fait parfois un peu peur de vous confier autant à votre public ?
Aaron : Non. Mais j'ai eu peur de ça pendant très longtemps. Par exemple pendant l'écriture de « Downer », je me suis dit « c'est trop ». J'ai écrit des choses dont je n'ai même pas parlé à mes parents ou à certains profs, et j'ai appelé Arnaud. J'ai dit « Mec, est ce que je vais trop loin ? Est ce que c'est trop ? » Et il m'a répondu « no compromise », parce qu'on dit qu'il n'y a pas de compromis dans le groupe, et j'ai dit « d'accord ». Et comme il l'a dit tout à l'heure, je me rends compte qu'il y a plus de gens qui s'identifient avec le côté très personnel qu'en tournant autour du pot, en disant « ça va bien se passer ». Et c'est cathartique et thérapeutique pour moi. C'est bien connu qu'écrire ses pensées, ça nous fait du bien, et pour moi il n'y a pas de mauvais côté à ça. Je m'en fous si les gens sont au courant de ce que j'ai vécu. Si ça peut aider quelqu'un qui vit un peu la même chose, tant mieux !
La psychologie est devenue un sujet central pour beaucoup de groupes aujourd'hui. Selon vous, qu'est ce qui fait que c'est plus urgent de parler de ce sujet, plus que jamais ?
Arnaud : Eh bien, il y a eu une grosse libération de la parole ces dernières années. On l'a très très bien vu. On a enfin fait tomber la stigmate sur ce sujet, et je pense qu'on a été une génération charnière. Parce que moi j'ai grandi dans la campagne, dans des villages très conservateurs, dans le sens où les choses évoluent beaucoup moins vite. Il y a beaucoup de transmission générationnelle, aussi bien dans les valeurs que dans les secrets, les tabous, etc. Et je me souviens que quand j'étais petit, il y avait quelques personnes autour de nous qui voyaient un thérapeute, ou parlaient à un psy, et on se le glissait au creux de l'oreille. C'était un sujet qu'on regardait limite de travers. Et je suis très content d'être passé au delà de ce voile, parce que j'ai jamais reçu comme ça, personnellement, qu'on me dise que c'est ok, que les hommes ont le droit à leur sensibilité aussi dans un moindre égard, et qu'on mette un peu plus le doigt sur les trucs qui ne vont pas. Et puis particulièrement dans la musique et la scène alternative, que ce soit le public ou les groupes, on a perdu énormément de gens ces dernières années. Parce que, éternellement, en dépit de la quantité de fois on va le répéter, il faut en parler quand ça va pas. Il n'y a aucune putain de honte à avoir. Les gens autour de vous qui vous aiment seront très fâché de savoir que vous leur cachez des choses alors que vous auriez pu en parler librement depuis tout ce temps, vous enlever d'un poids et montrer que vous pouvez avoir confiance en les autres pour vous exprimer, puisque le jugement existe de moins en moins à ces égard. Et quand bien même il y a des effets de mode à cet égard, c'est pas grave si c'est une mode, tant qu'il y a une quantité de paroles qui s'ouvre, une quantité de gens qui vont s'ouvrir et que, à terme, ça peut sauver des vies, tant pis si c'est une mode et c'est une mode qui est là pour durer je pense, parce que c'est une mode qui va faire changer le paradigme de la façon dont on perçoit la santé mentale, et montrer à quel point c'est un truc aussi intégral que la santé physique à mener une vie épanouissante, si ce n'est une vie saine au maximum. Il n'y a rien de glamour à aller mal, il n'y a rien de fragile ou de faible à aller mal. Tout le monde se sent mal à différents égards et tout le monde reçoit les choses différemment. Il n'y a aucun jugement à avoir par rapport à ça. Parlez. Parler, c'est super.

Au niveau de la production de l'album, on sent qu'il y a de gros efforts pour expérimenter, notamment sur ''Friends'' par exemple, ou sur ''IO''. Comment se déroule une session d'écriture de TEN56. ?
Aaron : Alors ''IO'' c'était juste en boucle de guitares derrière que Luka (Rozaka, guitare, ndlr) m'a envoyée. Une boucle de quelques secondes, quoi. Je lui ai demandé de me sortir la même chose en deux minutes de long, et j'ai écrit ce que ce qui est présent maintenant sur le morceau. Mais c'est assez facile. Normalement, ça se passe comme ça. Il y a une instru, j'écris des voix dessus, je les règle et puis c'est le produit final, il y a très peu de prises, pas de fioritures. Par contre pour ''Friends'', ça, c'était un autre délire. Je sais même même plus s'il y avait une instru, mais en fait j'avais demandé les clés des studios, et j'ai demandé de me laisser tout seul parce que je voulais juste dire des conneries et crier vraiment, et extérioriser ce que j'avais à l'intérieur de moi, pas forcément dans les paroles, mais dans ce que je ressentais. Et ça, c'est resté de côté pendant un bon moment. Puis on avait cette boucle de sons qu'il y a dans ''Friends''. J'ai été chez Luka pour enregistrer les voix de ''PIG'' ou autre chose, et en fait, on a eu l'idée de placer ce que j'ai fait sur cette boucle là. J'avais aussi enregistré le bruit d'un backdrop : on a joué dans une salle et l'un des régisseurs a descendu le back drop et ça grinçait, donc j'ai enregistré avec mon téléphone, et ça, c'est devenu le sample juste avant le le gros drop. Mais c'est vraiment venu comme ça, quoi. On a bossé ça peut être de 19 h à 22 h, puis voilà. Et aussi, pour le morceau ''Saiko'' de « Downer », j'ai voulu faire un truc pour montrer qu'il y a comme deux personnes dans ma tête. Enfin, je pense que c'est notre cas tous, mais je n'ai pas trop réussi à transmettre ça dans le morceaux. Donc je voulais revenir dessus, et vraiment faire comprendre qu'il y a deux personnes qui se parlent dans une même tête et ça s'est très bien passé.
Arnaud : J'étais tellement content quand tu me l'as envoyé ! J'étais à me dire « QUOI ?! (rire) !
Est-ce qu'en n'ayant pas de compromis comme ça dans la création, vous avez déjà un morceau que vous avez eu du mal à retranscrire en live ?
Arnaud : Je pense que ça va venir avec « IO ». On prépare la tournée européenne et il y a deux trois trucs, où on se dit « oups » (rire) ! Mais bon, ça va venir. Le « no compromise », il aide aussi à repousser ses propres limites et se dire « on a fait ça, maintenant il faut assumer ». Et ça veut dire que parfois il faut pousser 1 h de plus la nuit à bosser alors qu'on est très fatigué et qu'on veut rentrer chez nous, ou sacrifier un moment passé à faire autre chose parce qu'il y a encore ça à faire et qu'on arrête pas tant que c'est pas fini. Et ça vaut aussi pour dire « bah écoute mec, tu as écrit ce morceau, maintenant s'il faut que tu passes 8 h par jour pour réussir à le rentrer en live proprement, c'est comme ça ».
Aaron : On a réussi pour ''ICU'' !
Arnaud : Va falloir réussir ''Earwig'' aussi, maintenant.
Aaron : (rire) C'est le blast qui te fait peur ?
Arnaud : Y a pas un truc qui va dans ce morceau (rire) !
Vous faites partie, au même titre que LANDMVRKS, RESOLVE ou NOVELISTS, des groupes français qui commencent à vraiment s'exporter. Qu'est ce que vous pensez de l'accueil qui est fait à l'international ?
Aaron : Ça dépend où, mais...
Arnaud : Globalement, on a beaucoup de chance.
Aaron : C'est pas aussi bien que la France.
Arnaud : Ouais il s'est passé quelque chose de très spécial avec la France.
Aaron : On a joué au V&B festival, et on s'est fait accueillir par des mecs en costard avec des piscines etc, et on s'est dit « ah ouais d'accord » (rire) !
Arnaud : Même le public en France, on a beaucoup de chance. On vient tous les deux d'une époque où on déplorait le manque d'une scène française, de la même manière qu'on pouvait avoir des scènes très présentes en Angleterre, ou dans certaines grandes villes aux US. Et post COVID, il y a eu un espèce de changement. D'un coup, le public français s'est mis à pousser les groupes de son pays et on ne sera jamais assez reconnaissants pour ça, parce que quel plaisir de jouer chez nous ! Quel plaisir et privilège de se dire, alors qu'on peut tourner dans tout un tas de pays, qu'on est impatients de revenir à la maison et de pouvoir jouer pour notre famille française... Parce que vous nous donnez le meilleur. Continuez !
Aaron : On est aussi bien reçus un peu partout. L'Australie, c'était une bonne surprise. Comme le Japon, c'était super. On a réussi à faire des concerts en affichant complets alors qu'on ne pensait même pas avoir un public là-bas. Sinon, les Etats-Unis, c'est spécial et même l'Angleterre, c'est étonnant que ça fonctionne là bas. Moi je n'ai jamais fait partie d'un groupe qui a bien marché en Angleterre. C'est très spécial comme public, et on est bien reçu là bas. On est pas bien accueillis mais bien reçus par le public, on va dire (rire) !
À chaque fois que je vous ai vus, il y a eu une vraie avancée sur vos concerts, notamment au Trabendo. Quel est votre prochain objectif en live ?
Arnaud : De la pyrotechnie ! Je veux du feu, du feu, du feu !
Aaron : Moi aussi c'est le feu, le CO2, les étincelles... Les danseuses (rire) ! On essaie de toujours repousser les limites pour nos live, et d'offrir le meilleur concert possible. Et après, en termes de salle...
Arnaud : On a certains objectifs en France. Dont on ne va peut-être pas trop parler pour l'instant puisque ça fait partie d'une stratégie qui est inscrite avec nos producteurs, Opus Live, avec lesquels on est très contents de bosser depuis longtemps. Et pour ça, il faut garder un peu d'éléments de surprise. Mais évidemment, je pense que le jour symbolique où on arrivera à vendre 1000 tickets, ce sera super, vraiment.
