13 août 2012, 00:00

SUNSET RIOT : "Uprising"

Album : Uprising

Dieu sait qu'elle est florissante cette scène Australienne, c'est peut-être le pays des kangourous, mais c'est aussi et surtout celui des dinosaures du rock que l'on connaît aujourd'hui. Plus récemment, après la fusée AIRBOURNE qui commence à se faire perdre de vue, et l'arrivée en force d'ELECTRIC MARY l'année dernière, un nouveau cru nous amène le jeune groupe SUNSET RIOT, qui malgré ses années de carrière se comptant encore sur quelques doigts de la main, a déjà tourné avec, excusez du peu, quelques TWISTED SISTER et SEBASTIAN BACH.
L'industrie musicale du pays du dessous, visionnaire, ou fauchée, tout dépend du point de vue, veut que les groupes y sortent leur travail EP après EP, dose après dose. C'est donc en mars dernier qu'est paru le troisième effort de SUNSET RIOT sous le nom de «Uprising». Produit par Mark Opitz, qui a déjà tourné les potards du «Powerage» d'AC/DC, et de l'album «Alive IV» de KISS, SUNSET RIOT nous délivre un disque contenant 6 titres de hard-rock made in Australia. Reste à savoir si c'est trop peu, bien assez, ou déjà trop ?

Le mot que j'ai envie d'employer pour décrire ce travail est «embryonnaire». Car si le track-listing descend à la vitesse de l'éclair sans qu'on ne s'en rende compte, l'écoute permet tout de même de dénoter une marge de progrès assez conséquente, notamment dans le chant de Del Rio qui a tendance à tourner autour du pot sans vraiment faire vibrer le tympan de l'auditeur. La performance est juste, mais certaines lignes vocales comme sur «Red Ferrari» laissent un arrière-goût de frustration qui démérite presque l'excellent potentiel du travail instrumental qui lui est très ingénieux. Ce dernier élément étant à considérer avec une double lecture, car qui décide de gratter un peu ce côté hard-rock hautement radiophonique, peut découvrir quelques pépites comme le riff de «Save Me From LA» ou le superbe break de «Something?s Gotta Give».
SUNSET RIOT dégage tout de même une certaine singularité sur quelques titres, notamment «Mama Said» où la cohésion des deux entités se fait plus évidente et, espérons, le restera dans ses futurs travaux.

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser sous-entendre, on ne trouvera pas d'«insurrection» dans «Uprising», mais tout juste la B.O parfaite d'un road trip sur Venice Beach en décapotable, cheveux aux vents, et tatouages à l'air.

Blogger : Hugo Tessier
Au sujet de l'auteur
Hugo Tessier
Décidemment né trop tard, Hugo Tessier cultive sa passion pour le rock depuis son plus jeune âge. Avec U2 et THE POLICE dans le biberon, son cœur penchera finalement pour le hard rock des eighties qui à son tour lui fera découvrir de nouveaux horizons musicaux. Tantôt étudiant, musicien puis vendeur dans les festivals rockabilly, en septembre 2011 HARD FORCE le convainc de commencer à explorer les concerts de la région nantaise à peine avait-il déballé son unique carton dans sa chambre universitaire.
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