Gandhi sous crack et petites cuillères tordues, dehors les rebellions solubles dans l'O.N.U., dans ma tête déflagrations et gaz asphyxiant, MIG 21 au décollage, ce Nouvel Ordre Mondial a maintenant son antithèse, sa bande-son parfaite : metal post moderne comme Dali sous extasie ou un TOOL ulcéré, ADIMIRON crache avec fracas un troisième album (après "Burning Souls" en 2004 et "When Reality Wakes Up" en 2009), qui conjugue le meilleur d'un FEAR FACTORY dans son architecture musicale complexe et d'un MESHUGGAH épileptique, dans l'intensité dégagée.
Enregistré en Italie, "K2" bénéficie d'une production « al dente » aux studios suédois de Fascination Street sous la houlette de Jens Bogren (OPETH, AMON AMARTH...,) qui propulse l'oeuvre métallique vers de sommets d'efficacité. Ça laboure profond, ça vrille, ça ne laisse aucun répit.
GOJIRA fusionnant avec un MORBID ANGEL martial, la chair et le squelette en somme, ce "open-thrash" metal malmené se projette dans le XXIIème siècle.
Un projet d'envergure jouissif et mené de main de maîtres par d'inspirés musiciens (l'apparition de Dave Padden dans le morceau "The Whisperer" et l'annihilation auditive qui en découle, démontre le sérieux de l'entreprise), et qui fait que ce voyage introspectif et métaphysique trouvera une bonne place aux cotés des derniers ZUUL FX, MNEMIC ou encore TEXTURES, quand l'intelligence dans l'Art n'est pas masturbatoire et rédhibitoire. PINK FLOYD écorché vif, MACHINE HEAD léchant LUCY dans le ciel paré de diamants... Choisis, ami, tes ingrédients.
Cette musique a le doux parfum du cocktail Molotov.
Elle t'enflammera les sens.