Syndrome G'n'R (pour la patience et longueur de temps) Beau Hill et Flavio (premier hurleur) out, El Butcho (avec toutes ses participations musicales certainement imposable à 75 %) chaussant les 'tiags, enfin s'excite PLEASURE ADDICTION, [Stuffy (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, HIGHLIGHT ENEMIES, SUCKERSTARZ) à la basse, Pamyz (HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS, SUCKERSTARZ) aux peaux, Julien Gatter (AESTHESIA) et Bady (SWEET SILENCE) aux guitares], qui après moult lessivages de planchers aux cotés de médaillés tels XYZ, L.A. GUNS, WHITE LION, aujourd'hui enfin offre sa galette (sous une cover qui n'est pas sans nous rappeler celle des fabuleux SWEET LIPS de notre jeunesse), et jouissance suprême titille nos endorphines avec "InDependence", album glam rappelant les grandes heures du genre (en vrac : WARRANT, DANGER DANGER, ou plus "roots" comme un POISON ou un PRETTY BOY FLOYD) avec son rock direct, décharges juvamines ("Saturday Nite"), caressant les chromes de ton Audi avec des tubes imparables tel "Dance"(solo dans la grande tradition : in-your-face !) ou encore le très chaloupé "Couldn't Live Without You" version samba (la version standard est assurément un hit en puissance) en bonus-track.
Choeurs bombastiques (avec une présence féminine remarquée : Sarah Layssac - ARKAN), fougue juvénile, laque et blush, tout y est parfait, Dorian Gray n'a pas bougé d'un poil. Les glorieuses eighties sont à portée de main, et Dieu, que cela fait du bien en ces temps de tristes mines. Impossible à l'écoute de les localiser géographiquement, tant l'esprit "Sunset Strip" est ici sublimement rendu. C'est Français ma p'tite dame, et c'est fier comme un paon. Avec Rakel Traxx dans les parages la basse-cour se pare de mille paillettes.
Production limpide sous signature Shotgun Génération Records (plus qu'une écurie, une mine qui abrite en son sein une kyrielle de groupes sexy), impossible de ne pas succomber à cette voix qui convoque tant de souvenirs et cette musique qui a construit depuis ses plus tendres années votre serviteur (apogée : 1989).
"Wham Bam Thank You Glam !"
Grosse très grosse impression.
Chronique proposée également par Alain Duby : Pour lire la chronique, cliquez ici