Avis aux oreilles amatrices de metal symphonique : la pépite allemande BEYOND THE BLACK sort son nouvel album « Break The Silence » le 9 janvier et apporte un vent de fraîcheur à ses compositions en les agrémentant de collaborations aussi harmonieuses qu’inattendues. En douze ans d’existence, le groupe compte déjà de nombreuses tournées, européennes comme américaines, et ajoute en ce début d’année un sixième album à son actif.
Formé autour de la personnalité de Jennifer Haben, frontwoman hyperactive qui s’est très tôt orientée vers une carrière musicale, le quartette livre des compositions aux mélodies accrocheuses et chaleureuses en mélangeant aussi bien les langues que les voix. Quoi de mieux pour parler aux fans du monde entier que de le faire dans leur langue ? Si l’anglais reste majoritaire sur l’album, les fans français, allemands, japonais et bulgares s’y voient gratifiés de multiples hommages, notamment grâce au featuring d’Asami (LOVEBITES) dont la voix complète à merveille celle de Jennifer Haben sur "Can You Hear Me" et à celui de THE MYSTERY OF THE BULGARIAN VOICES, nettement plus inattendu mais qui épouse étonnamment bien les guitares de Chris Hermsdörfer et Tobi Lodes ainsi que la batterie de Kai Tschierschky sur "Let There Be Rain". Plus prévisible mais menée avec brio, la collaboration avec Chris Harms (LORD OF THE LOST) sur "The Art Of Being Alone" est, comme le reste des titres, terriblement addictive au point de rester en tête dès la première écoute.
L’ensemble délivre un message global sur les difficultés des êtres humains à se comprendre les un.e.s les autres. Alors que les opinions tranchées sont légion sur Internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, les efforts d’écoute et de compréhension diminuent. Dans ce climat de tension et de malentendus, les corbeaux lucides tâchent de se réunir pour apporter un semblant de paix et de sérénité. "Ravens", au cœur de l’album, forme donc à la fois un hommage à la communauté de fans du groupe qui se reconnaît dans ce surnom et un hymne fédérateur pour qui trouve que "(La Vie Est Un) Cinéma" avec ses hauts et ses bas. Pour qui se lasserait des très nombreuses surprises de l’album, le dernier titre "Weltschmerz" clôt l’album sur une note plus douce et introspective qui mêle les instruments habituels du groupe à quelques notes de synthétiseur et une mélodie au violon. La tempête est passée, le calme est revenu.
Une fois de plus, BEYOND THE BLACK parvient à livrer des titres accrocheurs et énergiques, parfaits pour continuer à fédérer un public qui s’apprête à les retrouver lors de la tournée européenne de mi-janvier à début février et qui compte une unique escale en France le 17 janvier.